
La tâche de l'observateur n'est pas de répondre à toutes les questions.Elle est de ne répondre qu'aux questions auxquelles le texte répond et de tenir les autres ouvertes, sans les forcer.
Une co-occurrence, même répétée, n'est pas une explication.Un fait textuel n'autorise que ce qu'il dit — rien de plus.

Une proportion de 100 % sur cinq cas n'est pas une preuve. C'est une corrélation parfaite dans un corpus limité.L'induction n'est pas la déduction.Et même une induction parfaite ne produit pas une affirmation textuelle là où le texte est silencieux.
La tâche de l'observateur n'est pas de répondre à toutes les questions.Elle est de ne répondre qu'aux questions auxquelles le texte répond — et de tenir les autres ouvertes, sans les forcer.
S. 7 : 33قُلْ إِنَّمَا حَرَّمَ رَبِّيَ الْفَوَاحِشَ [...] وَأَن تَقُولُوا عَلَى اللَّهِ مَا لَا تَعْلَمُونَ« Dis : Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes […] et que vous disiez sur Allaah ce que vous ne savez pas. »
S. 10 : 68–69أَتَقُولُونَ عَلَى اللَّهِ مَا لَا تَعْلَمُونَ قُلْ إِنَّ الَّذِينَ يَفْتَرُونَ عَلَى اللَّهِ الْكَذِبَ لَا يُفْلِحُونَ« Dites-vous sur Allaah ce que vous ne savez pas ? Dis : Ceux qui forgent le mensonge sur Allaah ne prospèreront pas. »
S. 16 : 116وَلَا تَقُولُوا لِمَا تَصِفُ أَلْسِنَتُكُمُ الْكَذِبَ [...] لِّتَفْتَرُوا عَلَى اللَّهِ الْكَذِبَ« Ne dites pas, pour ce que vos langues décrivent mensongèrement, forgeant ainsi le mensonge sur Allaah. »
Le texte contient ces lettres. Il ne les explique pas.Nous ne savons pas ce qu'elles sont — et nous ne savons pas non plus avec certitude ce que nous aurions voulu qu'elles soient.Ce double « nous ne savons pas » est la seule affirmation que le texte et l'honnêteté intellectuelle autorisent conjointement.
S. 49 : 6يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِن جَاءَكُمْ فَاسِقٌ بِنَبَإٍ فَتَبَيَّنُوا أَن تُصِيبُوا قَوْمًا بِجَهَالَةٍ فَتُصْبِحُوا عَلَىٰ مَا فَعَلْتُمْ نَادِمِينَ« Ô vous qui croyez, si un fāsiq vous apporte une nouvelle, vérifiez — de peur de frapper un peuple par ignorance et de vous repentir ensuite de ce que vous aurez fait. »
On peut dire : dans 22 cas sur 29, les lettres sont suivies d'une référence au Livre. On ne peut pas dire : ces lettres introduisent le Livre — car le texte ne l'établit pas, et quatre occurrences de la même combinaison le contredisent.
S. 3:7هُوَ الَّذِي أَنزَلَ عَلَيْكَ الْكِتَابَ مِنْهُ آيَاتٌ مُّحْكَمَاتٌ هُنَّ أُمُّ الْكِتَابِ وَأُخَرُ مُتَشَابِهَاتٌ ۖ فَأَمَّا الَّذِينَ فِي قُلُوبِهِمْ زَيْغٌ فَيَتَّبِعُونَ مَا تَشَابَهَ مِنْهُ ابْتِغَاءَ الْفِتْنَةِ وَابْتِغَاءَ تَأْوِيلِهِ« C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il y a des versets muḥkamāt — ce sont la mère du Livre — et d'autres mutashābihāt. Quant à ceux dont le cœur est dévié, ils suivent ce qui est mutashābih, cherchant la sédition et cherchant son taʾwīl. »
On peut dire : le texte ne commente pas ces lettres. On ne peut pas dire : le texte dissimule délibérément leur signification — car cela attribue au texte une intention qu'il n'exprime pas, et contredit les auto-désignations répétées du Coran comme livre clair.
S. 2:23وَإِن كُنتُمْ فِي رَيْبٍ مِّمَّا نَزَّلْنَا عَلَىٰ عَبْدِنَا فَأْتُوا بِسُورَةٍ مِّن مِّثْلِهِ وَادْعُوا شُهَدَاءَكُم مِّن دُونِ اللَّهِ إِن كُنتُمْ صَادِقِينَ« Si vous êtes en doute sur ce que Nous avons fait descendre sur Notre serviteur, apportez une sourate semblable à celle-ci, et appelez vos témoins en dehors d'Allaah, si vous êtes véridiques. »
S. 10:38أَمْ يَقُولُونَ افْتَرَاهُ ۖ قُلْ فَأْتُوا بِسُورَةٍ مِّثْلِهِ وَادْعُوا مَنِ اسْتَطَعْتُم مِّن دُونِ اللَّهِ إِن كُنتُمْ صَادِقِينَ« Ou bien disent-ils qu'il l'a forgé ? Dis : Apportez une sourate semblable à lui, et appelez qui vous pouvez en dehors d'Allaah, si vous êtes véridiques. »
S. 17:88قُل لَّئِنِ اجْتَمَعَتِ الْإِنسُ وَالْجِنُّ عَلَىٰ أَن يَأْتُوا بِمِثْلِ هَٰذَا الْقُرْآنِ لَا يَأْتُونَ بِمِثْلِهِ وَلَوْ كَانَ بَعْضُهُمْ لِبَعْضٍ ظَهِيرًا« Dis : Quand bien même les humains et les jinn s'uniraient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne produiraient rien de semblable — même en se soutenant mutuellement. »
S. 4:82أَفَلَا يَتَدَبَّرُونَ الْقُرْآنَ ۚ وَلَوْ كَانَ مِنْ عِندِ غَيْرِ اللَّهِ لَوَجَدُوا فِيهِ اخْتِلَافًا كَثِيرًا« Ne réfléchissent-ils pas au Coran ? S'il avait été de chez quelqu'un d'autre qu'Allaah, ils y auraient trouvé beaucoup de contradictions. »
On peut dire : le texte contient ces lettres. On ne peut pas dire : ces lettres prouvent l'inimitabilité du Coran — car le texte ne formule pas lui-même cet argument, et les versets du taḥaddī ne les mentionnent pas.
S. 2:111قُلْ هَاتُوا بُرْهَانَكُمْ إِن كُنتُمْ صَادِقِينَ« Dites : Apportez votre preuve, si vous êtes véridiques. »
On peut dire : ces lettres existent dans le texte, et il est loisible de les compter. On ne peut pas dire : elles forment un système numérique intentionnel — car le texte n'établit pas lui-même ce système, ne le prescrit pas, et ne l'évoque pas.